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Maxime Colin : « Après huit ans en Angleterre, j’avais fait le tour »

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Maxime, vous avez grandi dans un petit village, à Anzin-Saint-Aubin dans les Hauts-de-France, comment avez-vous découvert le football ? 

Maxime Colin : Lorsque j’étais petit, mon père dirigeait le club de football d’Anzin-Saint-Aubin. Alors que j’avais 6 ans, il m’a pris une licence et c’est à cette époque que j’ai fait mes premiers pas sur un terrain. Je me suis immédiatement pris de passion pour ce sport. J’ai énormément de bons souvenirs liés à ce club. J’y suis resté jusqu’à mes 12 ans.

Est-ce que vous y retournez souvent ? Quels endroits de votre enfance aimez-vous retrouver ? 

M.C. : J’y retourne très souvent pour voir mes parents. Je suis désormais le parrain de l’ES Anzin, j’apporte mon expertise pour aider le club à se développer. Ce dernier évolue en Régional 2, ce qui est plutôt bien pour un petit club de village. Je me souviens des nombreux tournois auxquels je participais, lorsque j’étais joueur, en salle ou dehors autant en hiver qu’en été. À chaque fois, j’avais le même rituel. Je me rappelle que je préparais la veille mon équipement à côté de mon lit, comme ça le matin, je sautais dedans et je ne perdais pas de temps. Les bénévoles, que je côtoyais quand j’étais enfant, sont encore au club. C’est le football que j’aime, très loin du côté business qu’on lui prête souvent. C’est ce qui me donne envie d’y retourner et de prêter main forte. Cela fait plaisir de voir l’investissement de toutes ces personnes envers ce club familial. Ils donnent tout pour l’amour du football. J’apprécie toujours ce retour aux sources. 

Quelle a été la réaction de votre famille lorsque vous leur avez annoncé que vous souhaitiez devenir footballeur ? 

M.C. : J’ai toujours rêvé de devenir footballeur professionnel mais j’étais parfaitement conscient que c’était un milieu qui était peu accessible. Mes parents étaient très portés sur les études, ils ne voulaient pas que j’aille en centre de formation. Avec le recul, je ne regrette pas, je suis content d’avoir suivi un parcours scolaire classique. Le jour où j’ai appelé mes parents pour leur annoncer que j’avais signé mon premier contrat professionnel, à 18 ans, ils étaient au supermarché et leur monde s’est un peu mis sur pause. Ils racontent très souvent cette anecdote. Personnellement, j’étais très content de franchir cette première étape mais je savais que c’était que le début, qu’il fallait que je travaille encore pour perdurer. Il y a peu de joueurs qui arrivent à passer du monde amateur au monde professionnel. Pour réussir, il faut un peu de chance et surtout saisir les opportunités qui vous tombent dessus. 

Vous avez fait votre première apparition en Ligue 2 sous la tunique de l’US Boulogne. Quel souvenir gardez-vous de vos débuts ?  

M.C. : Je n’étais pas censé débuter, la veille du match, les deux latéraux sont tombés malades. Pour la petite anecdote, j’ai joué latéral gauche pour cette première apparition en Ligue 2 face au Stade Lavallois (0-0). C’était vraiment le baptême du feu ! Je me souviens avoir fait un bon match, cette prestation m’a installée dans l’équipe. Ensuite, tout s’est enchaîné. J’ai été sélectionné pour la Coupe du monde des moins de 20 ans, en Colombie. J’ai adoré cette expérience et j’en ai pleinement profité. Surtout qu’un an et demi avant, je les regardais à la télévision. En côtoyant l’élite du football français de l’époque, j’ai énormément appris. J’ai rencontré des joueurs comme Antoine Griezmann ou Alexandre Lacazette. 

Par la suite, la Belgique vous a tendue les bras. Vous avez passé une saison au RSC Anderlecht. Pourquoi ce choix ? 

M.C. : J’avais plusieurs opportunités dont la possibilité de rester à l’ESTAC Troyes. L’année d’avant, l’un de mes collègues avait rejoint le RSC Anderlecht et il m’en avait dit énormément de bien. J’avais envie de découvrir un nouveau championnat et un nouveau pays. J’aime arriver dans un club avec le statut d’inconnu et devoir faire mes preuves. Ce type de challenge m’anime. 

Vous avez passé huit saisons en Angleterre, à Brentford FC puis à Birmingham City, avant de retrouver le championnat français. Que gardez-vous de cette vie anglaise ?

M.C. : Après huit ans passées en Angleterre, je sentais que j’avais fait le tour. Je voulais revenir en France pour retrouver un rythme moins soutenu et être plus proche de ma famille. J’ai donc saisi l’opportunité qui s’offrait à moi en signant au FC Metz. J’ai de la chance, le plus grand de mes enfants a 6 ans, les autres sont en bas âge et n’ont pas pleinement conscience de ce grand changement. Pour eux, l’adaptation s’est donc faite très facilement. Ils parlaient déjà français. Nous avons conservé quelques habitudes de notre vie anglaise. Nous continuons à manger un petit-déjeuner anglais : porridge et tartines de beurre de cacahuète. Ma compagne adore s’octroyer un tea time. Nous avons aussi gardé les horaires de repas anglais, nous mangeons beaucoup plus tôt le soir. Nous sommes très contents d’être rentrés en France, surtout pour la nourriture ! 

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